Nos Analyses

Ici, on vous montre les documents qui parlent de notre filtre et des gourdes filtrantes. Pour chacun, on vous dit simplement : qui l’a fait, quand, ce qui a été testé, ce qu’on a trouvé, et ce que ça ne prouve pas.

Le plus important, en 3 phrases

  • Notre gourde sert à filtrer une eau déjà bonne à boire, comme l’eau du robinet. Elle ne rend pas potable l’eau d’une rivière, d’un lac ou d’un puits.
  • Ces documents viennent d’Ahlstrom, l’entreprise qui fabrique la matière de notre filtre, et de fabricants de gourdes filtrantes.
  • Aucun de ces documents n’est un test de la gourde La Bonne Flotte complète par un laboratoire indépendant.

Les réponses courtes

  • De quoi est fait le filtre ? D’une matière appelée Ahlstrom Disruptor® 5289. C’est une matière avec du charbon actif.
  • Est-ce que ça bloque les bactéries ? Le labo SGS a testé une gourde filtrante du fabricant Coolway. Au moins 99,999 % des bactéries sont restées bloquées, même après 150 litres (mars 2022).
  • Les pièces qui touchent l’eau respectent-elles les règles ? Oui pour les 10 pièces testées d’une gourde filtrante : elles respectent les règles américaines pour les objets qui touchent les aliments (SGS, janvier 2022).
  • Y a-t-il du plomb, du mercure ou d’autres substances interdites ? Dans les 28 pièces de gourdes filtrantes testées, tout est sous les limites (TÜV SÜD, octobre 2023).
  • Y a-t-il un certificat ? Oui : des pièces de filtre du fabricant Coolway ont un certificat américain, valable d’août 2024 à août 2029. Il porte sur le goût, l’odeur et l’aspect de l’eau.

Les mots à connaître

  • Laboratoire (labo) : une entreprise dont le métier est de faire des tests.
  • Échantillon : l’objet qu’on envoie au labo pour qu’il le teste.
  • Charbon actif : un charbon plein de minuscules trous, qui retient certaines choses présentes dans l’eau.
  • Bactéries : de tout petits êtres vivants, trop petits pour être vus à l’œil nu.
  • 99,999 % : sur 100 000 bactéries, 1 seule passe.

Les documents, un par un

1. De quoi est fait notre filtre ?

Le document : une fiche d’Ahlstrom, l’entreprise qui fabrique la matière de notre filtre. Date : 2025.

Ce qu’elle dit :

  • La matière Disruptor® porte une charge électrique. Elle attrape de toutes petites particules et des microbes, un peu comme un aimant.
  • Le 5289, c’est la version « Standard Carbon », avec du charbon. D’après Ahlstrom, le charbon sert à enlever le chlore.
  • Ahlstrom cite ces usages : carafes, gourdes et appareils posés sur le plan de travail.

Ce que ça ne prouve pas : les chiffres du tableau de la fiche concernent d’autres versions (5302 et 5283N), pas le 5289. Et ce sont les chiffres du fabricant, pas ceux d’un laboratoire indépendant.

Voir la fiche Ahlstrom (PDF)

2. Cette matière bloque-t-elle les microbes ?

Le document : une lettre du laboratoire américain BCS Laboratories (Floride), envoyée à Ahlstrom le 16 mars 2016. Ce labo est accrédité : sa façon de travailler est vérifiée selon une norme internationale (ISO/IEC 17025).

Ce qui a été testé : des feuilles plates de matière Disruptor®, que ce labo teste depuis 2012.

Ce qu’on a trouvé :

  • Bactéries : plus de 99,9999 % bloquées. Sur 1 million, moins d’une passe.
  • Virus : plus de 99,99 % bloqués. Sur 10 000, moins d’un passe.
  • Kystes (de minuscules parasites) : plus de 99,95 % bloqués. Sur 2 000, moins d’un passe.

Ce que ça ne prouve pas : le test porte sur la matière à plat, pas sur un filtre fini ni sur une gourde. La lettre ne cite pas la version 5289. Ces résultats valent dans les conditions de chaque test fait au labo.

3. Une gourde filtrante bloque-t-elle les bactéries ?

Le document : un rapport du laboratoire SGS (Chine), rendu le 18 mars 2022. Tests faits du 21 janvier au 8 mars 2022.

Qui l’a demandé : le fabricant Coolway.

Ce qui a été testé : une gourde avec filtre.

Comment : le labo a mis dans l’eau une bactérie très connue, E. coli. Il a compté les bactéries avant le filtre, puis après.

Ce qu’on a trouvé (dans 100 mL d’eau, soit un demi-verre) :

  • Au premier usage : 1,1 million de bactéries avant le filtre, moins d’une après. Plus de 99,999 % bloquées.
  • Après 150 litres filtrés : 40 millions de bactéries avant le filtre, 3 après. 99,999 % bloquées.

Ce que ça ne prouve pas : c’est le fabricant qui a demandé le test et choisi la gourde envoyée au labo. Le rapport ne cite ni La Bonne Flotte ni la matière Ahlstrom 5289. Sur la photo du rapport, la gourde est un modèle en plastique Tritan.

Référence : rapport SGS n° XMF22-000744-02. Méthode : norme chinoise GB/T 5750.12-2006.

4. Les pièces qui touchent l’eau respectent-elles les règles ?

Le document : un rapport du laboratoire SGS (Chine), rendu le 7 janvier 2022. Tests faits du 10 au 28 décembre 2021.

Qui l’a demandé : le fabricant Coolway.

Ce qui a été testé : 10 pièces d’une gourde avec filtre.

  • l’embout et le joint, en silicone ;
  • le couvercle et d’autres petites pièces, en plastique ;
  • le corps de la gourde, en plastique et en inox.

Ce qu’on a trouvé : tous les tests demandés sont réussis. Les pièces respectent les règles américaines (FDA) pour les objets qui touchent les aliments. L’inox contient 18,75 % de chrome, plus que les 16 % demandés. C’est le chrome qui empêche l’inox de rouiller.

Ce que ça ne prouve pas : ce sont des règles américaines, pas européennes. Et c’est le fabricant qui a demandé le test et choisi la gourde envoyée au labo.

Référence : rapport SGS n° CANAF2123406202 (règlement américain 21 CFR).

5. Y a-t-il du plomb, du mercure ou d’autres substances interdites ?

Le document : un rapport du laboratoire TÜV SÜD (Chine), rendu le 17 octobre 2023. Tests faits du 25 septembre au 13 octobre 2023.

Qui l’a demandé : Begreat, le fabricant qui produit nos gourdes.

Ce qui a été testé : 28 pièces de 5 modèles de gourdes filtrantes (B01 à B05) : métal, plastiques, joints, charbon actif et tissu filtrant.

Ce qu’on a cherché :

  • des métaux lourds : plomb, cadmium, mercure et chrome VI ;
  • des produits qui ralentissent le feu (PBB et PBDE) ;
  • 4 phtalates, des produits qui rendent le plastique plus souple.

Ce qu’on a trouvé : tout est sous les limites. Test réussi.

Ce que ça ne prouve pas : ces limites viennent d’une règle européenne (RoHS) faite pour les appareils électriques. On s’en sert ici comme repère. Le rapport ne cite pas La Bonne Flotte, et c’est le fabricant qui a choisi les pièces envoyées au labo.

Référence : rapport TÜV SÜD n° 64.165.23.04517.01A (directives 2011/65/UE et (UE) 2015/863).

6. Existe-t-il un certificat ?

Le document : un certificat de l’organisme américain IAPMO R&T. Valable d’août 2024 à août 2029.

Pour qui : le fabricant Coolway, pour des pièces de filtres à eau de sa marque (modèles CW WAA-BB-CC et CW QAA-BB-CC).

Ce qu’il dit : ces pièces respectent la norme NSF/ANSI 42. Cette norme parle de ce qui change le goût, l’odeur ou l’aspect de l’eau.

Ce que ça ne prouve pas : le certificat ne cite ni La Bonne Flotte ni la matière Ahlstrom 5289. Il dit aussi qu’il ne suffit pas à prouver que la certification est toujours active. Pour vérifier, cherchez le numéro WP-16575 sur pld.iapmo.org.

Ce que ces documents ne prouvent pas

  • Aucun n’est un test de la gourde La Bonne Flotte complète par un laboratoire indépendant.
  • Les tests SGS et TÜV SÜD ont été demandés par des fabricants, sur des objets qu’ils ont choisis. Les labos le disent eux-mêmes : un résultat ne vaut que pour l’objet testé.
  • Aucun ne teste l’eau qui sort de notre gourde. Donc aucun ne mesure dans cette eau les PFAS (les « polluants éternels »), le plomb, les microplastiques ou les virus.

Comment bien utiliser la gourde

  • Remplissez-la uniquement avec une eau déjà potable, c’est-à-dire déjà bonne à boire.
  • Ne l’utilisez pas pour boire l’eau d’une rivière, d’un lac ou d’un puits. Ce n’est pas un appareil qui rend l’eau potable.

Une question sur un document ? Écrivez-nous à sav@labonneflotte.fr.

Dernière mise à jour : 24 septembre 2026.